Célébrons 40 ans de bridge à Saint-Georges

Célébrons 40 ans de bridge à Saint-Georges

Depuis 40 ans, le bridge se joue à Saint-Georges. (Photo : L’Éclaireur Progrès – Andréanne Huot)

Bien que le bridge se jouait dans les chaumières depuis belle lurette, c’est en 1979 que le club de Saint-Georges obtient sa première franchise de l’American Contract Bridge League (ACBL). Aujourd’hui, 40 ans plus tard, ils sont encore plus de 250 à se rassembler chaque semaine pour y jouer.

Pour les joueurs de bridge, il n’y a pas de plus belle façon pour garder ses facultés mentales en bon état. Le bridge contribue à améliorer la mémoire, la maîtrise de soi, le jugement, mais aussi la concentration et la logique, explique Georges Pelletier, responsable du club de bridge de Saint-Georges. Dans ce jeu où il faut avoir beaucoup de respect pour ses partenaires, il faut savoir être humble, car la partie parfaite n’existe pas.

Pour M. Pelletier et bien d’autres, le bridge est un langage international et qui dépasse les classes sociales.

Des clubs de bridge comme celui de Sainte-Justine se sont formés avant celui de Saint-Georges, mais ne sont plus actifs. D’autres clubs, comme ceux de Sainte-Marie ou Saint-Joseph, ne sont pas affiliés à l’ACBL, ce qui signifie que leurs points ne sont pas comptabilisés.

Georges Pelletier est le directeur du club de bridge de Saint-Georges.

Après avoir été fondé par des joueurs illustres, dont l’ex-maire Roger Carette, devenu maître bridgeur en 1982, et Lise Carette, le club a eu d’autres membres importants parmi les fondateurs comme Jacques Labbé, Gilberte Dutil ou Aline Sévigny.

La relève

Le groupe, qui varie entre 45 et 65 personnes selon la journée, se rencontre trois fois par semaine, deux fois à Saint-Georges et une fois à Beauceville pour y jouer. Avec le bridge, lorsque le club dans lequel on joue fait partie de l’ACBL, il est possible d’aller partout. C’est d’ailleurs ce qu’ont fait à plusieurs reprises Georges Pelletier et Marie Boucher pour ne nommer que ce duo.

Ils ont de nombreuses histoires à raconter sur des parties jouées un peu partout au fil de leurs voyages. «On est accueilli comme des amis partout», indique celui pour qui le bridge est devenu une affaire de famille. Il se permet même de jouer en dirigeant les autres membres du club de Saint-Georges.

Le bridge, c’est l’apprentissage de toute une vie. Il y a un milliard de possibilités de jeu. «C’est une passion, même un mode de vie», affirme M. Pelletier.

Après chaque partie, les points sont comptés.

Afin de bien former la relève, le club de bridge de Saint-Georges offre également des cours pour les débutants grâce à Lise Mathieu. Il est possible de la rejoindre au 418 227-8634, car une nouvelle séance de cours commencera après le temps des fêtes.

Le meilleur joueur du club de Saint-Georges est Hervé Bernard qui est classé international. Il est également cinquième dans toute la région de Québec et des environs. Il a remporté un grand trophée à Newton aux États-Unis dans le passé. La Beauce est toujours bien représentée dans les tournois qui se déroulent quelques fois par année, affirme M. Pelletier.

Le saviez-vous ?

Médaille Goodwill
Georges Pelletier est le seul Beauceron à avoir obtenu la Médaille Goodwill, accordée par l’ACBL à un joueur pour son implication, son éthique active, tant au jeu, au développement, à l’enseignement ou à la direction dans les clubs de bridge de son entourage. Au total, 18 joueurs l’ont obtenu en cinquante ans dans la grande région de Québec.

De grands joueurs

Voici les joueurs des clubs locaux qui ont accumulé le plus de Points de maître : Hervé Bernard (5200), Georges Pelletier (2036), Marie Boucher (1455), Hugues Groleau (1060), Pierrette Poulin (934), Micheline Nault (821), Gaétan Boulanger (821) et Alain Veilleux (767). Cette liste n’inclut que les joueurs membres de l’ACBL.

Un joueur aveugle

Pendant de nombreuses années, le club de bridge de Sainte-Justine, dirigé avant 1992 par Georges Pelletier, a permis à un joueur entièrement aveugle, Zalfa Rancourt, de jouer en salle avec le reste du groupe. Le club s’était procuré des cartes en braille pour toutes ses planchettes et il suivait le rythme sans problème. Selon M. Pelletier, cela ne s’est pas vu dans un autre club de la région.

L'Éclaireur Progrès